La légende du Démon ou de l’Ogre Bleu
Ao Oni est un RPG (maker) horror* qui met en scène une bande d’amis qui vont dans une maison dite hantée. Persuadée que ce n’est pas le cas, et curieuse de voir pourquoi tant de personnes clament haut et fort que cette maison est maudite, la bande ouvre la porte de la grande maison et se retrouve dedans. Au premier abord, ils rigolent de la stupidité des habitants de leur ville… puis bam. Ils se sont fait enfermés dans la maison. Ils se séparent pour trouver un moyen de sortir mais il y a un problème…
Quelque chose cloche avec cette maison.
En y observant de plus près les bruits de pas assourdissant, on y découvre un monstre violet d’où le nom du jeu « Ao Oni ». Ce monstre a faim. Il veut manger nous et nos amis.
Courir, se cacher sont les règles du jeu. Trouver un moyen de sortir est notre objectif.
Descente en Enfer
Les RPG horror sont connus pour être fait sur Wolf Editor ou RPG Maker. Ils sont très scénarisés, et leur gameplay repose sur le scénario. Le genre horreur se fait ainsi, tout doit être basé sur le scénario, ou trouver un moyen qu’un gameplay intéressant se colle au scénario. Le but est de faire transporter le joueur dans un monde qu’il connaît, mais un univers dont il connaît à peine les bases. La musique est le deuxième point fort qui doit se dégager du genre horreur. Dans Ao Oni, la tonalité la plus connue est lors de la poursuite du monstre violet : des violons qui tirent dans les aigus de façon violente soulignent le stress que doit avoir le personnage dans cette condition. La monstruosité est un thème très récurrent et souvent vu. Voir qu’un seul type de monstre par contre peut sembler original. Il y a des énigmes plutôt simples (d’autres compliquées car il faut aller chercher très loin) qui animent un peu le jeu.
Consulter la fiche technique qui explique le jeu en globalité.
Vu que je n’ai pas beaucoup de choses à dire, passons au verdict sans plus attendre.
Les + :
– La musique qui stresse bien, elle met bien dans l’ambiance.
– Il y a une pointe d’humour vers la fin, avec la salle la plus connue du jeu qui est appréciée (on est littéralement sur le cul quand on la voit et on stresse énormément).
– Le monstre est unique en son genre, du point de vue apparence.
– Toujours sur l’humour, il existe des codes (à utiliser qu’une fois le jeu fini, ce qui rallonge un peu la durée de vie du jeu).
Les – :
– Le gameplay est affreusement répétitif.
– Le scénario n’a aucune originalité, et ça, c’est un GROS moins.
– Le monstre n’est pas du tout travaillé dans son caractère, il n’a aucun charisme à proprement parler. C’est une coquille vide qui sert à rien, vraiment. On aurait pu être poursuivi par un carré uni flottant, ça aurait fait le même effet.
– La seule difficulté du jeu (et on le fait 90% du temps), c’est de s’enfuir du/des monstre(s) quand ils sont là.
– Les énigmes sont à retravailler.
– Aucune explication quant au but du scénario : pourquoi doit-on finir le jeu si ce n’est avoir des réponses sur ce qui se passe dans la maison ?
– Nos soi-disant amis sont juste là pour faire joli, aucun attachements fait avec eux. Ce sont des boulets sans vie.
Points à améliorer :
Mon Dieu… mais mon Dieu c’est quoi ce scénario fait en dix minutes ?
« Il était une fois une bande d’amis trop bête pour avoir peur vont dans un manoir hanté par un monstre ». Au lieu de faire un monstre unique en son genre, il aurait mérité d’avoir un caractère, un charisme… C’est une coquille vide. Complètement vide. Il apparaît quasiment toujours de la même façon (totalement random que ça en devient ridicule, mais je pense qu’ils ont voulu faire de l’humour sur ce point. Du moins, j’espère pour eux !). En plus, il n’a aucune origine, rien qui apporte des réponses. Les amis qui nous accompagnent c’est pareil. Nous avons aucun attachement avec eux, ils sont là pour quoi ?
Les énigmes méritent d’être plus recherchées : on a beaucoup (trop) de codes chiffrés, un puzzle, des objets à remettre à leur place (y compris clef), et c’est tout. Encore, je veux bien que le jeu horror se rapproche beaucoup du jeu d’énigme à ambiance avec du coup un scénario moins travaillé mais… là, les énigmes ne sont pas travaillées, du moins, on ne ressent pas la difficulté.
Si c’est fait pour être un jeu d’énigmes, il faut au minimum que les énigmes soient bien faites, quitte à oublier le scénario !
L’Horreur dans toute sa puissance

Je dois avoir vu et fait en tout 30 RPG horreur. 30. Et sur ces 30 jeux, Ao Oni est un des plus mauvais, et je suis vraiment désolée pour les fans de ce jeu (pour les rassurer, il n’y a pas qu’Ao Oni dans ma liste à éviter, c’est le « moins » pire).
Tous avait une histoire, les monstres avaient un semblant de caractères. Mais là… Nous faisons face à une coquille vide.
Oui, les sentiments sont au rendez-vous… Enfin « LE » sentiment de stress. On n’est nullement effrayé par quoi que ce soit, mis à part le monstre. À la limite, nous pouvons avoir sur certaines scènes de la surprise. Mais Ao Oni est un jeu vide. Un gameplay simple au moins, on ne peut pas le reprocher. Mais ce scénario à deux balles… La pire faute pour un jeu type horreur, et ces énigmes qui manquent de challenge et de caractère…
Un jeu à faire avec des amis pour rigoler un bon coup sur un jeu qui est… pas terrible, désolée de le dire mais je n’arrive pas à le penser autrement.
Si vous avez des objections à faire, je vous invite grandement à le faire en commentaire, j’y répondrai. J’attends des critiques constructives, j’aimerai vraiment penser Ao Oni comme un jeu bien mais après l’avoir vu plus de trois fois, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est un mauvais RPG Horror.
Sihame.
Définition :
RPG Horror : Ce qu’on appelle RPG Horror sont souvent des jeux d’horreur/énigmes faits sur les engines RPG Maker ou Wolf Editor RPG. Ils sont reconnaissables à la taille de fenêtre (4:3), au pixel art et à l’interface utilisateur style RPG. En général, ce sont des jeux gratuits, disponibles sur internet qu’il faut installer. Certains d’entre eux demande de .DLL à trouver sur le net pour le faire fonctionner si nous n’avons pas le logiciel qui a servi à créer le jeu de base. Ils sont devenus populaires du fait qu’ils sont souvent en pixel-art, donc pas du tout réalistes, mais que beaucoup d’entre eux ont réussi à avoir une ambiance qui stresse/fait peur psychologiquement. Les jeux sont fait à base de tileset.
