The Binding of Isaac est un jeu d’action et d’aventure utilisant les principes du dungeon crawl* ainsi que du rogue-like*. Le jeu est disponible sur PC et Mac, à acheter sur Steam.
ÉDITION du 17 mai : The Binding of Isaac a eu une récente mise à jour (incluse dans le DLC Wrath of the Lamb) appelée Eternal Edition… qui augmente la difficulté – déjà remarquable – du jeu.
Dieu a parlé, Maman veut vous tuer
Isaac est un petit garçon vivant avec sa mère dans une maison sur une colline. Isaac aime dessiner et jouer avec ses jouets tandis que sa mère regarde une émission chrétienne à la télévision. La vie est joyeuse, jusqu’au jour où une voix s’adresse à la mère d’Isaac.
« Ton fils a été corrompu par le péché. Il doit être sauvé. » Maman écoute Dieu. Elle vous arrache vos dessins, vos jouets… Et vos vêtements.
« Ton fils est toujours corrompu et doit se confesser. » Maman écoute Dieu. Elle vous enferme dans votre chambre.
« Je demande un sacrifice : ton fils Isaac doit être sacrifié. » Maman écoute Dieu, toujours. Isaac, en voyant sa mère arriver avec un gros couteau de boucher, tremble et panique. Mais il trouve une trappe qui lui permet de s’échapper à temps des griffes de sa mère.
Et tout ceci, ce n’est que le début de vos ennuis.
De pire en pire
Votre but en tant qu’Isaac, terrifié par Maman, est de trouver une sortie dans ce labyrinthe infernal qu’est cette cave sous votre maison. Et vous êtes loin d’une simple exploration. Certes, vous pourrez trouver quelques trésors (qui modifient votre corps sans pitié) mais cette cave est surtout infestée de créatures cauchemardesques.

L’écran de jeu est composé d’une carte, votre nombre de pièces, bombes et clés, votre type de larme, un item actif, votre vie, et plus bas d’un Trinket (sorte d’item passif) et d’un item utilisable une seule fois.
Plus vous avancez -en descendant de trappe en trappe- dans ces sombres endroits, plus tous ces monstres ne souhaitent qu’une chose : votre mort. Le gameplay incite à l’augmentation de vos compétences, au risque que d’autres monstres encore plus dangereux ne vous feront pas de cadeaux.
Ce qui est assez surprenant dans cet univers est que ce mélange mignon et gore se marie finalement très bien. Attention toutefois à ne pas s’attacher à d’adorables créatures qui se feront une joie de vous dévorer.
Mourir en apprenant et (re)trouver de nouveaux trésors
The Binding of Isaac démontre parfaitement le style rogue-like. En effet à chacune de vos parties, tout change : la répartition des salles, vos chances de croiser un ennemi ou de recevoir une récompense, le choix des trésors ou encore le boss à affronter.
Si certaines créatures ne poseront pas de soucis, d’autres se jetteront pour vous tuer. La mort ne devient pas alors un simple game over, mais une formidable enseignante. Elle vous apprendra bien des choses : un ennemi ou boss que vous avez mal anticipé, un item que vous évaluerez bon ou mauvais ou même découvrir bien plus. Par défaut, cette Faucheuse est aussi utile que désavantageuse pour vos items et votre parcours… Puisque vous les perdez et recommencez depuis le début.
Un bon point à noter est le choix de son personnage. Si on compte au début Isaac qui est -sans item avantageux excepté sa petite bombe- le martyr, d’autres personnages bibliques à débloquer (appelons-les aussi de simples enfants) sont tout aussi traumatisés par une Maman et son couteau de boucher. Si certains de ces bouts de chou possèdent un avantage, ils ont aussi leur inconvénient. Comme la douce mort vous l’enseigne, vous apprendrez à compenser les défauts et peaufiner les avantages de vos petites victimes.

Caïn a une puissance d’attaque et une vitesse un peu plus élevées, et un item passif de chance dès le début… En dépit de ses faibles portée et santé.
Plus de détails techniques sur cette sinistre aventure.
Entre Paradis et Enfer
Les + :
-Avec la surprise de découvrir un nouvel item et la déception de notre défaite, il se crée une envie de rejouabilité pour ce jeu.
-Maman n’est que la première image de votre cauchemar.
-Un choix de personnages qui aide à jouer selon son rythme (débutant ou expert).
-Les références et clins d’œil.
Les – :
-Qui dit envie dit addiction, à modérer.
-Un item acquis n’indique pas immédiatement son effet, à vous d’expérimenter… Pour ensuite approuver ou regretter votre choix.
-Apprendre beaucoup avec ses défaites, ça ne peut pas être au goût de tout le monde.
-OST varié mais un brin répétitif.
– Goût de la mort –

Appréciez de voir souvent votre mort stupide et vos items partir dans le néant aléatoire.
Même s’il manque des choses pour peaufiner ce jeu à la perfection, cela vaut le coup de se lancer (à noter que son extension Wrath of the Lamb donne plus de variétés et d’améliorations). Pour un jeu qui semble incomplet, je l’ai joué, pour au final arriver au nombre incroyable de 200 heures de jeu. J’ai mangé ce jeu sans m’apercevoir que, au fil des jours, j’ai succombé au péché de la gourmandise.
Les développeurs :
The Binding of Isaac a été créé par Edmund McMillen et Florian Himsl, et édité par Valve Corporation.
Edmund McMillen a développé de nombreux jeux tournant au départ sous Adobe Flash, puis qui peu à peu ont été connus sous Windows et Steam comme Super Meat Boy, Gish, Time Fcuk.
Florian Himsl est notamment connu pour avoir collaboré avec McMillen pour les jeux Coil, Triachnid et the C word.
Quelques séries de jeux de Valve Corporation : Half-Life, Team Fortress, Portal, Left 4 Dead…
« L’après » Isaac, Rebirth
Le succès de The Binding of Isaac a permis la réalisation d’un remake augmentant largement son contenu original : The Binding of Isaac : Rebirth. Le remake possède une panoplie d’items, de donjons, de personnages jouables et de boss cruels… Ce qui le rend aussi bon que du chocolat.
Définitions :
Dungeon crawl : jeu réparti sous forme de plusieurs salles reliées par une porte (ici pour The Binding of Isaac), un couloir ou un escalier. Chaque salle propose une épreuve ou une énigme à résoudre afin de rejoindre la salle suivante. La dernière pièce est souvent signe de confrontation avec un boss.
Rogue-like : jeu qui génère aléatoirement les salles chaque fois qu’une partie est recommencée. L’aléatoire peut concerner également la collecte d’items ou la génération de monstres. Le nom vient du jeu Rogue de 1980 qui a exploité ce genre.
Rédigé par VanoVaemone.
