Nier

Nier est un action-RPG* et une petite perle de Square Enix. À travers une paisible atmosphère médiévale, le monde est en réalité au bord de sa fin. Le jeu est disponible sur PS3 et Xbox360.

L’humanité contre la menace des ombres

En guise de premiers pas, vous découvrez que toute forme de civilisation, exceptés vous et votre fille, a disparu lors de l’an 2049… d’un été sous la neige. C’est dans cette atmosphère qu’une première phrase de tutoriel commence pour combattre vos principaux ennemis : les Ombres.
En mêlant tantôt votre force à l’arme blanche tantôt votre magie, vous apprendrez à parer, esquiver et tester quelques sortilèges lors de votre progression. Votre premier essai s’arrête toutefois net, lorsque votre enfant est fatiguée par le froid et la faim.
Quelques générations plus tard, vous voilà un millénaire après ces événements… dans un village aux mœurs et mode de vie replongés dans le Moyen-Âge (étrange et surprenant pour un millénaire après le déclin de la technologie). Père guerrier, dont vous portez le nom choisi, vous êtes au plus grand soin de votre fille et travaillez dur pour qu’elle puisse avoir une vie paisible et lutter contre sa maladie. Nier, le nom donné par défaut au héros, mènera au départ quelques tâches banales car vous êtes quelqu’un qui a le cœur sur la main, et l’épée à la main aussi.

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Nier sera prêt à tout pour guérir sa fille Yonah.

Braver les dangers pour votre enfant

Si le début semble vous manquer d’action, bien qu’il soit de votre droit de chasser des moutons pour aider les villageois, vous rencontrerez bientôt des ennemis. Des ennemis qui ne se sont pas éteints depuis ces années, les Ombres. En plus de ces derniers, la détermination à soigner votre fille vous aventurera aussi en dehors du village. Et lorsqu’on va hors de chez soi, le danger n’est pas absent.

Parmi l’un des premiers voyages, au-delà des petites plaines d’animaux, Nier se rend près de ruines, ou lieux, supposés abandonnés. Supposés hors de danger, vous sentez le piège ? Les Ombres ne sont jamais très loin. Après maintes salles pour retrouver Yonah, votre guerrier découvre qu’elle est inconsciente et une barrière magique est le seul rempart qui sépare Nier et sa fille. Par votre volonté, vous allez, en même temps que détruire, réveiller la « source » de cette barrière qui est un mystérieux grimoire. Doté de parole, ce livre se fera une joie de se présenter pendant que Nier défend sa vie contre une multitude d’Ombres. Plus dangereux encore, les gardiens du temple n’auront comme unique but de vous annihiler. C’est ici que démarre votre phase de combat plus développée que les coups d’épée… car vous allez pactiser avec le grimoire Weiss.

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Attendez-vous, même en combat, aux remarques de Weiss si vous blessez son amour-propre.

Votre lame et votre grimoire, pour le sang

Comment fonctionne-t-il ? Weiss sait tout faire ! Il sera à la fois votre immense inventaire mais surtout vos pouvoirs magiques. Ce prestigieux bouquin permet d’utiliser au moins deux sortilèges, que vous serez libre de changer au fur et à mesure que vous en récolterez d’autres au cours de votre aventure. Souvenez-vous que Weiss reste la source et non que vous soyez le magicien qui jette le sort (Eh, vous restez un guerrier). Comme initiation pour la magie, Weiss peut envoyer des projectiles ou matérialiser un javelot – plusieurs selon votre quantité de magie – que vous pourrez lancer avec précision à l’aide d’un viseur.

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Certains ennemis rendront hommage aux shoot’em up* avec leur flopée de boules.

Vos pouvoirs sont évidemment limités par une barre de magie, sous votre barre de santé. Mais il ne suffit que d’une chose simple pour « nourrir » Weiss et ainsi réutiliser la magie : le sang des Ombres et de vos ennemis. Cela semble surnaturel une telle possibilité, mais lorsque vos adversaires seront nombreux, vous serez bien heureux de pouvoir contre-attaquer parce que les Ombres seront sans pitié.

Plus de détails sur le game system de Nier.

Weiss ou Noir

Les + :

-ÉNORME + (avis personnel, pardon-) pour sa bande-son. Merci Keiichi Okabe et Emi Evans.
-L’histoire mature. Un régal.
-Le choix de l’arme, son amélioration, les bonus et vos choix de sortilège seront autant d’atouts pour vaincre vos ennemis.

Les – :

-Il arrivera un point du jeu, appelé par défaut la seconde partie, où il vous sera impossible de revenir en arrière. Dommage pour les quêtes annexes.
-Un monde pas si vaste. Aller-retour nombreux dans les mêmes zones.
-Pour un jeu de 2010, graphisme jugé simple.

Les points à améliorer :

-Être plus libre dans un monde plus grand.
-Une autre belle et grande histoire musicalement grandiose.
-« Mini-jeux » de pêche et agriculture à mieux doser… pour qu’ils ne soient pas ridicules entre deux quêtes importantes de l’histoire.
-Avoir fait le jeu sans proposition de DLC. Parce que l’unique DLC est spécial. Il donne pour récompenses après ses défis, euh, vagues d’ennemis sous fond d’OST remixé au dubstep, des tenues et armes pour les personnages… assez surprenantes et un peu hors univers.

Appréciation

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Vos plus fidèles compagnons aux caractères uniques : le prestigieux Weiss, la vulgaire Kainé et le tendre Numéro 7.

Le soucis de Nier, c’est que ses « pépites » ne sont pas l’action ou ses graphismes. Il possède la base d’un jeu d’action et de RPG, cependant cela ne le rend pas exceptionnel à d’autres jeux. Mais deux pépites qui rattrapent le coup vont rendre inoubliables Nier. Grands plus pour sa musique et son histoire. Et c’est vraiment pourquoi je ne l’ai pas oublié et que je vous ai parlé de cette beauté.

NOTE : il existe une version exclusivement japonaise intitulée Nier RepliCant, sur PS3, qui fut le « premier essai » de Nier. La seule différence notable entre la version définitive (Nier, appelée aussi Nier Gestalt au Japon) est que la première version (RepliCant) a comme héros un plus jeune garçon, qui est le frère de Yonah.

Les studios :

Développeur : Cavia. Seulement, la société s’est dissoute la même année où Nier est sorti. À noter que Cavia a réalisé la série Drakengard, dont Nier est considéré comme un dérivé de la série (bien qu’il ne possède aucun personnage lié à Drakengard)

Éditeur : Square Enix. La liste est longue mais on connaît surtout Square Enix pour les séries Final Fantasy, Dragon Quest, Kingdom Hearts, Tomb Raider…

Définitions :

-Action-RPG : l’Action-RolePlayingGame se distingue d’un RPG comme son nom l’indique par son action mise plus en avant. Les phases plus dynamiques ainsi que le « voyage sans action » sont liés et donc moins séparés (exemple : par un environnement différent) comme dans la plupart des premiers RPG.

-Shoot’em up : littéralement « descendez-les », ce genre de jeu d’action a pour but de détruire une quantité importante d’ennemis vous lançant mille et un projectiles à esquiver avec précision.

Rédigé par VanoVaemone.

The Binding of Isaac

The Binding of Isaac est un jeu d’action et d’aventure utilisant les principes du dungeon crawl* ainsi que du rogue-like*. Le jeu est disponible sur PC et Mac, à acheter sur Steam.

ÉDITION du 17 mai : The Binding of Isaac a eu une récente mise à jour (incluse dans le DLC Wrath of the Lamb) appelée Eternal Edition… qui augmente la difficulté – déjà remarquable – du jeu.

Dieu a parlé, Maman veut vous tuer

Isaac est un petit garçon vivant avec sa mère dans une maison sur une colline. Isaac aime dessiner et jouer avec ses jouets tandis que sa mère regarde une émission chrétienne à la télévision. La vie est joyeuse, jusqu’au jour où une voix s’adresse à la mère d’Isaac.
« Ton fils a été corrompu par le péché. Il doit être sauvé. » Maman écoute Dieu. Elle vous arrache vos dessins, vos jouets… Et vos vêtements.
« Ton fils est toujours corrompu et doit se confesser. » Maman écoute Dieu. Elle vous enferme dans votre chambre.
« Je demande un sacrifice : ton fils Isaac doit être sacrifié. » Maman écoute Dieu, toujours. Isaac, en voyant sa mère arriver avec un gros couteau de boucher, tremble et panique. Mais il trouve une trappe qui lui permet de s’échapper à temps des griffes de sa mère.

Et tout ceci, ce n’est que le début de vos ennuis.

De pire en pire

Votre but en tant qu’Isaac, terrifié par Maman, est de trouver une sortie dans ce labyrinthe infernal qu’est cette cave sous votre maison. Et vous êtes loin d’une simple exploration. Certes, vous pourrez trouver quelques trésors (qui modifient votre corps sans pitié) mais cette cave est surtout infestée de créatures cauchemardesques.

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L’écran de jeu est composé d’une carte, votre nombre de pièces, bombes et clés, votre type de larme, un item actif, votre vie, et plus bas d’un Trinket (sorte d’item passif) et d’un item utilisable une seule fois.

Plus vous avancez -en descendant de trappe en trappe- dans ces sombres endroits, plus tous ces monstres ne souhaitent qu’une chose : votre mort. Le gameplay incite à l’augmentation de vos compétences, au risque que d’autres monstres encore plus dangereux ne vous feront pas de cadeaux.
Ce qui est assez surprenant dans cet univers est que ce mélange mignon et gore se marie finalement très bien. Attention toutefois à ne pas s’attacher à d’adorables créatures qui se feront une joie de vous dévorer.

Mourir en apprenant et (re)trouver de nouveaux trésors

The Binding of Isaac démontre parfaitement le style rogue-like. En effet à chacune de vos parties, tout change : la répartition des salles, vos chances de croiser un ennemi ou de recevoir une récompense, le choix des trésors ou encore le boss à affronter.
Si certaines créatures ne poseront pas de soucis, d’autres se jetteront pour vous tuer. La mort ne devient pas alors un simple game over, mais une formidable enseignante. Elle vous apprendra bien des choses : un ennemi ou boss que vous avez mal anticipé, un item que vous évaluerez bon ou mauvais ou même découvrir bien plus. Par défaut, cette Faucheuse est aussi utile que désavantageuse pour vos items et votre parcours… Puisque vous les perdez et recommencez depuis le début.
Un bon point à noter est le choix de son personnage. Si on compte au début Isaac qui est -sans item avantageux excepté sa petite bombe- le martyr, d’autres personnages bibliques à débloquer (appelons-les aussi de simples enfants) sont tout aussi traumatisés par une Maman et son couteau de boucher. Si certains de ces bouts de chou possèdent un avantage, ils ont aussi leur inconvénient. Comme la douce mort vous l’enseigne, vous apprendrez à compenser les défauts et peaufiner les avantages de vos petites victimes.

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Caïn a une puissance d’attaque et une vitesse un peu plus élevées, et un item passif de chance dès le début… En dépit de ses faibles portée et santé.

Plus de détails techniques sur cette sinistre aventure.

Entre Paradis et Enfer

Les + :
-Avec la surprise de découvrir un nouvel item et la déception de notre défaite, il se crée une envie de rejouabilité pour ce jeu.
-Maman n’est que la première image de votre cauchemar.
-Un choix de personnages qui aide à jouer selon son rythme (débutant ou expert).
-Les références et clins d’œil.

Les – :
-Qui dit envie dit addiction, à modérer.
-Un item acquis n’indique pas immédiatement son effet, à vous d’expérimenter… Pour ensuite approuver ou regretter votre choix.
-Apprendre beaucoup avec ses défaites, ça ne peut pas être au goût de tout le monde.
-OST varié mais un brin répétitif.

– Goût de la mort –

Note de 8,0 ~ Exquis

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Appréciez de voir souvent votre mort stupide et vos items partir dans le néant aléatoire.

Même s’il manque des choses pour peaufiner ce jeu à la perfection, cela vaut le coup de se lancer (à noter que son extension Wrath of the Lamb donne plus de variétés et d’améliorations). Pour un jeu qui semble incomplet, je l’ai joué, pour au final arriver au nombre incroyable de 200 heures de jeu. J’ai mangé ce jeu sans m’apercevoir que, au fil des jours, j’ai succombé au péché de la gourmandise.

Les développeurs :
The Binding of Isaac a été créé par Edmund McMillen et Florian Himsl, et édité par Valve Corporation.
Edmund McMillen a développé de nombreux jeux tournant au départ sous Adobe Flash, puis qui peu à peu ont été connus sous Windows et Steam comme Super Meat Boy, Gish, Time Fcuk.
Florian Himsl est notamment connu pour avoir collaboré avec McMillen pour les jeux Coil, Triachnid et the C word.
Quelques séries de jeux de Valve Corporation : Half-Life, Team Fortress, Portal, Left 4 Dead…

« L’après » Isaac, Rebirth
Le succès de The Binding of Isaac a permis la réalisation d’un remake augmentant largement son contenu original : The Binding of Isaac : Rebirth. Le remake possède une panoplie d’items, de donjons, de personnages jouables et de boss cruels… Ce qui le rend aussi bon que du chocolat.

Définitions :
Dungeon crawl : jeu réparti sous forme de plusieurs salles reliées par une porte (ici pour The Binding of Isaac), un couloir ou un escalier. Chaque salle propose une épreuve ou une énigme à résoudre afin de rejoindre la salle suivante. La dernière pièce est souvent signe de confrontation avec un boss.
Rogue-like : jeu qui génère aléatoirement les salles chaque fois qu’une partie est recommencée. L’aléatoire peut concerner également la collecte d’items ou la génération de monstres. Le nom vient du jeu Rogue de 1980 qui a exploité ce genre.

Rédigé par VanoVaemone.