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Darksiders

Darksiders est un jeu d’action et d’aventure mélangeant des phases de hack’n’slash* et d’énigmes, le tout bien mené avec sa propre histoire. Le jeu est disponible sur PC, PS3 et Xbox360.

Univers apocalyptique

Premières secondes, première musique à l’écran-titre. Déjà on goûte quelque chose de sucré dans nos oreilles. Si on se fie bien à cette illustration du cavalier tranchant les démons entravant son chemin puis l’annonce du titre avec ce chœur religieux et ces tambours de guerre, tout cet écran de jeu n’annonce qu’une chose : anges, démons et sang, nous voilà.
Lancement de l’introduction. Surprise, la narration est en français : voix et sous-titre compris. Tout s’explique clairement sur l’univers du jeu. Le Paradis et l’Enfer passent des siècles à se tabasser. Une entité supérieure aux anges et aux démons mène l’équilibre de ce monde. Se suit ces personnages où nous nous reconnaissons : les fameux cavaliers. Puis en plus de toutes ces créatures, n’oublions pas l’humanité. On finit par l’évocation de sept sceaux, qui ne seront brisés que lorsque la guerre mêlera les anges, les démons…. et les hommes. On sent cette fois que vers ce début biblique, l’univers de Darksiders se pose et montre son originalité, car l’entité supérieure n’est pas Dieu mais ce que l’histoire appelle le Conseil Ardent, qui sont aussi les maîtres des quatre cavaliers.
Pas le temps, un autre cliché débarque dans la première cinématique. Catastrophe avec pluie de météores, ville au style « New York », fin du monde. Mais faisons le lien avec ce que a été évoqué pendant l’introduction : la fin du monde est là puisque les anges et les démons se battent à nouveau, mais les hommes ne sont pas prêts. Derrière toute cette bataille, notre héros arrive (pour une raison encore inconnue) : le cavalier Guerre… sans cheval.

Puissant devenu accusé

Pour les premières minutes de jeu, l’environnement est très directif car vous démarrez le tutoriel. Cette apocalypse, qui serait plutôt semblable à une « fin », marque le début de l’aventure avec son didacticiel. Le plus étonnant dans cet apprentissage est que l’histoire vous poussera à devenir plus faible.
La base du jeu d’action y est et elle vous est enseigné petit à petit : attaquer, se concentrer sur un ennemi, possibilité de l’achever avec un QTE et esquiver. Tandis que vous apprenez à utiliser pour la première fois votre ultime pouvoir (celui qui rend invincible et puisant pendant quelques secondes, vous savez), un cor résonnant dans les cieux décide de vous retirer votre pouvoir et les anges veulent votre peau. Tout ceci avec une cruauté gratuite. Remarquons également qu’à peine nous faisons quelques pas que les humains se déciment petit à petit.
Après avoir appris le début du tutoriel qui est juste une douce cerise, « scénaristiquement » tout est confusion. Notre héros ne comprend pas la raison de sa venue, surtout qu’il est censé être aux côtés de ses autres frères cavaliers lors de cette guerre et les anges vous portent responsable de ce conflit. Au niveau du jeu, vous êtes lancé déjà sur un boss. Et de cette fin de bataille, parce qu’un autre cor cesse votre combat, vous terminez sur votre défaite avant de commencer lentement le gâteau.


Un des premiers (et gros) démons à tâter de notre fer.

Exploration, monstres, secrets

Le vrai gâteau, où le tutoriel continue. Selon vos maîtres, le Conseil Ardent, vous êtes l’accusé : celui qui soi-disant a provoqué la guerre sans le vouloir (aussi quand vous vous appelez Guerre…). Toutefois, en tant que héros, vous connaissez votre innocence. Vous êtes alors lancé sur votre quête de la vérité. Cette rapide phase avec le Conseil Ardent continue également le tutoriel. Vous apprenez à vous servir de votre magie, soit dans ce jeu de votre Courroux. Il est utilisable pour activer des attaques au moyen d’une mini-interface, qui cette dernière vous aidera aussi à utiliser d’autres objets (exemple : potions de santé ou magie). La notion de monnaie est également évoquée, sauf que là ce sera des âmes. La meilleure monnaie pour les démons marchands.

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Vulgrim est l’un des démons qui porte un intérêt sur vous, surtout à votre porte-monnaie.

On apprend aussi à interagir avec l’environnement de diverses manières : monter sur des corniches, escalader, lancer certains objets sur vos ennemis, ouvrir porte ou coffre (de manière violente), déplacer des blocs pour pouvoir grimper… Il arrive aussi que certaines phases de combat possèdent une condition particulière, car il sera possible de quitter une salle seulement lorsque les ennemis seront vaincus.
Le genre hack’n’slash est bien présent car le chemin que vous empruntez est souvent accompagné par des démons indésirables. Si ce ne sont pas ces derniers, ce sont vos autres ennemis à plumes qui viendront. Certains coffres sont présents de manière naturelle sur votre route, d’autres demanderont une partie de cache-cache. Mais ce sera justement un des éléments qui augmentera votre durée de jeu.

Pour plus de détails, voici une fiche technique.

L’Équilibre de Darksiders

Les + :
-Un univers unique, mettant diverses créatures en avant plutôt que la « classique » humanité.
-Une adrénaline à tuer les démons ou les anges.
-L’évolution du gameplay fait gagner en intérêt. Les secrets poussent à l’exploration.
-Scénario bien mené, du début jusqu’à la fin.

Les – :
-La variété d’armes (principales) est minime, on en est réduit à utiliser l’épée (de base), la faux (si achetée) et une autre arme acquise plus tard.
-Sur toutes les énigmes, on a l’impression que beaucoup sont guidées et quelques-unes proposent de la difficulté.
-Si vous cherchez à compléter les succès du jeu, il se peut que certains soient loupés.
-L’OST qui se fait discret.
(Remarque personnelle : pour profiter de l’OST qui paraît silencieux si on règle tous les bruitages à fond, il vaudrait mieux réduire les autres sons de moitié pour prendre plaisir à entendre l’ambiance.)

Les points à améliorer :
-De l’action menée avec une pointe de RPG (ce que Darksiders II a su faire)
-Une VO possible à ajouter, juste en passant par les options.

 

– Appréciation –

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En plus d’éprouver un réel plaisir à tuer, on aime montrer que la loi c’est Guerre (et pas les démons ou les anges).
Les personnages ont su me faire rire, ils aiment s’envoyer des pics derrière leurs dialogues sérieux.
Je cherchais un univers qui mêle une absence d’humanité (physique), de véritables démons à l’apparence hideuse et une histoire qui se savoure jusqu’à la fin. C’est le délice que j’attendais et que je conseille à ceux et celles qui cherchent ce genre d’univers.

Les studios :
THQ et Vigil Games avaient continué la série Darksiders avec la suite Darksiders II. L’histoire elle-même du jeu laisse supposer que chaque Darksiders sera mené par un cavalier (et peut-être un jeu final avec l’union des quatre cavaliers). Mais THQ fait faillite en décembre 2012 (quatre mois après la sortie de Darksiders II) et vend ses studios dont Vigil Games.
Actuellement, la licence Darksiders a été rachetée par l’éditeur Nordic Games, seul le nom d’un éventuel Darksiders III est évoqué.

Certaines licences de THQ : Company of Heroes, Red Faction, Saints Row, S.T.A.L.K.E.R, Warhammer.
Vigil Games n’avait pu que, depuis sa fondation en 2006, produire les deux premiers Darksiders. Quelque temps avant la faillite, le studio prévoyait de développer avec THQ un autre Warhammer.
Quelques jeux édités par Nordic Games : Alan Wake, Arcania (ou Gothic 4), SpellForce ou le récent The Vanishing of Ethan Carter, ainsi que plusieurs licences rachetées comme Red Faction, Titan Quest, Darksiders et d’autres.

Définition :
Hack’n’slash : le hack’n’slash (ou porte-monstre-trésor en français) est un genre de jeu qui consiste à suivre ce genre de schéma. Pénétrer dans un donjon, combattre des monstres et atteindre un trésor. Le principe permet de gagner en expérience et en puissance, pour continuer ainsi de suite le même schéma avec de plus en plus de difficulté.

Rédigé par VanoVaemone.