Nier

Nier est un action-RPG* et une petite perle de Square Enix. À travers une paisible atmosphère médiévale, le monde est en réalité au bord de sa fin. Le jeu est disponible sur PS3 et Xbox360.

L’humanité contre la menace des ombres

En guise de premiers pas, vous découvrez que toute forme de civilisation, exceptés vous et votre fille, a disparu lors de l’an 2049… d’un été sous la neige. C’est dans cette atmosphère qu’une première phrase de tutoriel commence pour combattre vos principaux ennemis : les Ombres.
En mêlant tantôt votre force à l’arme blanche tantôt votre magie, vous apprendrez à parer, esquiver et tester quelques sortilèges lors de votre progression. Votre premier essai s’arrête toutefois net, lorsque votre enfant est fatiguée par le froid et la faim.
Quelques générations plus tard, vous voilà un millénaire après ces événements… dans un village aux mœurs et mode de vie replongés dans le Moyen-Âge (étrange et surprenant pour un millénaire après le déclin de la technologie). Père guerrier, dont vous portez le nom choisi, vous êtes au plus grand soin de votre fille et travaillez dur pour qu’elle puisse avoir une vie paisible et lutter contre sa maladie. Nier, le nom donné par défaut au héros, mènera au départ quelques tâches banales car vous êtes quelqu’un qui a le cœur sur la main, et l’épée à la main aussi.

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Nier sera prêt à tout pour guérir sa fille Yonah.

Braver les dangers pour votre enfant

Si le début semble vous manquer d’action, bien qu’il soit de votre droit de chasser des moutons pour aider les villageois, vous rencontrerez bientôt des ennemis. Des ennemis qui ne se sont pas éteints depuis ces années, les Ombres. En plus de ces derniers, la détermination à soigner votre fille vous aventurera aussi en dehors du village. Et lorsqu’on va hors de chez soi, le danger n’est pas absent.

Parmi l’un des premiers voyages, au-delà des petites plaines d’animaux, Nier se rend près de ruines, ou lieux, supposés abandonnés. Supposés hors de danger, vous sentez le piège ? Les Ombres ne sont jamais très loin. Après maintes salles pour retrouver Yonah, votre guerrier découvre qu’elle est inconsciente et une barrière magique est le seul rempart qui sépare Nier et sa fille. Par votre volonté, vous allez, en même temps que détruire, réveiller la « source » de cette barrière qui est un mystérieux grimoire. Doté de parole, ce livre se fera une joie de se présenter pendant que Nier défend sa vie contre une multitude d’Ombres. Plus dangereux encore, les gardiens du temple n’auront comme unique but de vous annihiler. C’est ici que démarre votre phase de combat plus développée que les coups d’épée… car vous allez pactiser avec le grimoire Weiss.

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Attendez-vous, même en combat, aux remarques de Weiss si vous blessez son amour-propre.

Votre lame et votre grimoire, pour le sang

Comment fonctionne-t-il ? Weiss sait tout faire ! Il sera à la fois votre immense inventaire mais surtout vos pouvoirs magiques. Ce prestigieux bouquin permet d’utiliser au moins deux sortilèges, que vous serez libre de changer au fur et à mesure que vous en récolterez d’autres au cours de votre aventure. Souvenez-vous que Weiss reste la source et non que vous soyez le magicien qui jette le sort (Eh, vous restez un guerrier). Comme initiation pour la magie, Weiss peut envoyer des projectiles ou matérialiser un javelot – plusieurs selon votre quantité de magie – que vous pourrez lancer avec précision à l’aide d’un viseur.

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Certains ennemis rendront hommage aux shoot’em up* avec leur flopée de boules.

Vos pouvoirs sont évidemment limités par une barre de magie, sous votre barre de santé. Mais il ne suffit que d’une chose simple pour « nourrir » Weiss et ainsi réutiliser la magie : le sang des Ombres et de vos ennemis. Cela semble surnaturel une telle possibilité, mais lorsque vos adversaires seront nombreux, vous serez bien heureux de pouvoir contre-attaquer parce que les Ombres seront sans pitié.

Plus de détails sur le game system de Nier.

Weiss ou Noir

Les + :

-ÉNORME + (avis personnel, pardon-) pour sa bande-son. Merci Keiichi Okabe et Emi Evans.
-L’histoire mature. Un régal.
-Le choix de l’arme, son amélioration, les bonus et vos choix de sortilège seront autant d’atouts pour vaincre vos ennemis.

Les – :

-Il arrivera un point du jeu, appelé par défaut la seconde partie, où il vous sera impossible de revenir en arrière. Dommage pour les quêtes annexes.
-Un monde pas si vaste. Aller-retour nombreux dans les mêmes zones.
-Pour un jeu de 2010, graphisme jugé simple.

Les points à améliorer :

-Être plus libre dans un monde plus grand.
-Une autre belle et grande histoire musicalement grandiose.
-« Mini-jeux » de pêche et agriculture à mieux doser… pour qu’ils ne soient pas ridicules entre deux quêtes importantes de l’histoire.
-Avoir fait le jeu sans proposition de DLC. Parce que l’unique DLC est spécial. Il donne pour récompenses après ses défis, euh, vagues d’ennemis sous fond d’OST remixé au dubstep, des tenues et armes pour les personnages… assez surprenantes et un peu hors univers.

Appréciation

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Vos plus fidèles compagnons aux caractères uniques : le prestigieux Weiss, la vulgaire Kainé et le tendre Numéro 7.

Le soucis de Nier, c’est que ses « pépites » ne sont pas l’action ou ses graphismes. Il possède la base d’un jeu d’action et de RPG, cependant cela ne le rend pas exceptionnel à d’autres jeux. Mais deux pépites qui rattrapent le coup vont rendre inoubliables Nier. Grands plus pour sa musique et son histoire. Et c’est vraiment pourquoi je ne l’ai pas oublié et que je vous ai parlé de cette beauté.

NOTE : il existe une version exclusivement japonaise intitulée Nier RepliCant, sur PS3, qui fut le « premier essai » de Nier. La seule différence notable entre la version définitive (Nier, appelée aussi Nier Gestalt au Japon) est que la première version (RepliCant) a comme héros un plus jeune garçon, qui est le frère de Yonah.

Les studios :

Développeur : Cavia. Seulement, la société s’est dissoute la même année où Nier est sorti. À noter que Cavia a réalisé la série Drakengard, dont Nier est considéré comme un dérivé de la série (bien qu’il ne possède aucun personnage lié à Drakengard)

Éditeur : Square Enix. La liste est longue mais on connaît surtout Square Enix pour les séries Final Fantasy, Dragon Quest, Kingdom Hearts, Tomb Raider…

Définitions :

-Action-RPG : l’Action-RolePlayingGame se distingue d’un RPG comme son nom l’indique par son action mise plus en avant. Les phases plus dynamiques ainsi que le « voyage sans action » sont liés et donc moins séparés (exemple : par un environnement différent) comme dans la plupart des premiers RPG.

-Shoot’em up : littéralement « descendez-les », ce genre de jeu d’action a pour but de détruire une quantité importante d’ennemis vous lançant mille et un projectiles à esquiver avec précision.

Rédigé par VanoVaemone.

The Dark Eye : Chains of Satinav

The Dark Eye : Chains of Satinav est un jeu qui se déroule dans un univers médiéval. Il possède des éléments de gameplay du point’n’click*, ce qui rendra à votre aventure une part d’exploration et de logique. Le jeu est disponible sur PC et Mac, à acheter sur Steam.

Aventurier mal-aimé

Dans le royaume d’Andergast, vous incarnez Geron. Jeune oiseleur, vous êtes vu comme le fardeau du monde, celui qui apporte poisse et malheur, personne ne vous aime, etc. Orphelin, vous n’avez d’importance que par votre métier (« Bird catcher ! »), bien que personne ne vous fasse confiance. On vous porte même responsable de l’arrivée d’étranges corbeaux. Le monde entier est terrifié par la présence de ces oiseaux, alors que Geron ne cherchera qu’à prouver sa valeur.
Au début, une quête de gloire est sa seule motivation. Mais les événements désastreux dans la ville rappelleront son devoir d’oiseleur plus tôt que prévu. La bonne volonté de Geron l’aidera également à s’aventurer loin du village pour venir en aide à une fée. Toutefois, l’oiseleur a été envoyé pour tuer cette fée, afin de sauver le monde. Conscient que ce sort serait cruelle, vous vous opposez à ce destin.
L’univers possède une notion de la fatalité assez présente, en raison de l’idée que le peuple se fait de Geron. En tant que héros, l’oiseleur est persuadé qu’il est possible de changer le destin. Votre grand voyage et votre quête de vérité ne seront que des épreuves, pour savoir si vous pouvez changer ou retarder l’inévitable malheur.

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Même si les villageois méprisent Geron, vous pouvez interagir avec le ménestrel. Vous vous apercevrez que ce dernier vous écoute et vous sera utile.

Ouvrir l’œil

La particularité du genre de ce jeu est de prendre en compte les personnages, leurs paroles, et les objets vous entourant. Cela ne vous sera pas punitif, mais si vous manquez d’attention, vous passerez souvent à côté d’un item soit en ne le voyant pas soit en manquant d’idées.

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Dans cette pièce, divers objets sont tout aussi utiles qu’inutiles (ou utiles plus tard). Mais lequel vous aidera en ce début de jeu ?

Ce qui vous paraîtra au départ comme un « blocage d’idées » vous amènera à plusieurs questions : n’ai-je pas oublié un objet ? Dois-je parler à quelqu’un ? Faut-il donner un objet ? Ou faut-il qu’un objet soit utilisé sur un autre ? La patience est souvent récompensée, vous vous sentez ensuite progresser dans l’histoire.
Vous restez libre d’explorer dans un certain nombre de décors, jusqu’à suivre une nouvelle quête ailleurs. Ce genre de jeu a été créé de manière à ce que vous avancez si vous n’avez pas loupé quelque chose. D’un côté, cette méthode n’est pas mauvaise mais il faut savoir s’adapter si on ne joue pas aux point’n’click.

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Le bas de l’écran est votre inventaire. Vous disposez d’un premier pouvoir vous permettant de briser certains objets. À vous de faire preuve d’imagination pour savoir quand tel item vous servira.

Voilà plus de détails sur l’aventure de Chains of Satinav.

Fardeau ou héros

Les + :
-Cela vous change du héros aimé de tous.
-L’ambiance qui jongle malheurs et instants plus joyeux.
-Avec de l’attention, vous êtes guidé ni trop ni peu.
-La défaite ou l’échec n’existent pas…

Les – :
-… Le jeu paraît donc facile.
-Les visages fixes des personnages qui parlent seulement par les lèvres et les expressions des yeux vous perturberont un peu au début.
-Aimer le genre, manquer de curiosité vous bloquera.
-Quand on sait bien avancer, le jeu a une durée de vie assez courte. Et si on veut le refaire pour certains succès, vous ennuierez de répéter certaines actions.

Les points à améliorer :
-Réaliser une plus grande aventure.
-Équilibrer plus les difficultés pour les novices, moyens et experts.

– Saveur du destin –

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Les studios et l’univers The Dark Eye :
Chains of Satinav est un des nombreux point’n’click, spécialité des développeurs de Daedalic Entertainment. Daedalic a réalisé plusieurs point’n’click, comme The Whispered World, The Night of the Rabbit et la série des Deponia. Le jeu est également publié par Deep Silver, studio notamment connu pour les séries Saints Row, Dead Island, Metro et Risen.

Concernant The Dark Eye en jeu vidéo, Daedalic a réalisé la suite de Chains of Satinav, du nom de Memoria (où nous suivons encore notre oiseleur Geron mais aussi dans des temps reculés la princesse Sadja). /!\ Attention, Memoria n’existe qu’en version anglaise /!\
Et d’un tout autre genre (RPG tactique) on retrouve aussi Blackguards dans la série de The Dark Eye. Mais l’univers de The Dark Eye est à l’origine un jeu de rôle sur table médiéval-fantastique crée en 1984, possédant environ cinq éditions avec une panoplie de races et de règles très complètes.

Définition :
-Point’n’click : littéralement « pointer et cliquer », ce type de jeu a pour but d’interagir avec tout ce qui vous entoure à l’aide de la souris. Le principe est d’analyser, d’avancer de zone en zone ou de parler à des personnages selon ce que votre curseur vous permet de réaliser comme action.

Rédigé par VanoVaemone.

The Binding of Isaac

The Binding of Isaac est un jeu d’action et d’aventure utilisant les principes du dungeon crawl* ainsi que du rogue-like*. Le jeu est disponible sur PC et Mac, à acheter sur Steam.

ÉDITION du 17 mai : The Binding of Isaac a eu une récente mise à jour (incluse dans le DLC Wrath of the Lamb) appelée Eternal Edition… qui augmente la difficulté – déjà remarquable – du jeu.

Dieu a parlé, Maman veut vous tuer

Isaac est un petit garçon vivant avec sa mère dans une maison sur une colline. Isaac aime dessiner et jouer avec ses jouets tandis que sa mère regarde une émission chrétienne à la télévision. La vie est joyeuse, jusqu’au jour où une voix s’adresse à la mère d’Isaac.
« Ton fils a été corrompu par le péché. Il doit être sauvé. » Maman écoute Dieu. Elle vous arrache vos dessins, vos jouets… Et vos vêtements.
« Ton fils est toujours corrompu et doit se confesser. » Maman écoute Dieu. Elle vous enferme dans votre chambre.
« Je demande un sacrifice : ton fils Isaac doit être sacrifié. » Maman écoute Dieu, toujours. Isaac, en voyant sa mère arriver avec un gros couteau de boucher, tremble et panique. Mais il trouve une trappe qui lui permet de s’échapper à temps des griffes de sa mère.

Et tout ceci, ce n’est que le début de vos ennuis.

De pire en pire

Votre but en tant qu’Isaac, terrifié par Maman, est de trouver une sortie dans ce labyrinthe infernal qu’est cette cave sous votre maison. Et vous êtes loin d’une simple exploration. Certes, vous pourrez trouver quelques trésors (qui modifient votre corps sans pitié) mais cette cave est surtout infestée de créatures cauchemardesques.

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L’écran de jeu est composé d’une carte, votre nombre de pièces, bombes et clés, votre type de larme, un item actif, votre vie, et plus bas d’un Trinket (sorte d’item passif) et d’un item utilisable une seule fois.

Plus vous avancez -en descendant de trappe en trappe- dans ces sombres endroits, plus tous ces monstres ne souhaitent qu’une chose : votre mort. Le gameplay incite à l’augmentation de vos compétences, au risque que d’autres monstres encore plus dangereux ne vous feront pas de cadeaux.
Ce qui est assez surprenant dans cet univers est que ce mélange mignon et gore se marie finalement très bien. Attention toutefois à ne pas s’attacher à d’adorables créatures qui se feront une joie de vous dévorer.

Mourir en apprenant et (re)trouver de nouveaux trésors

The Binding of Isaac démontre parfaitement le style rogue-like. En effet à chacune de vos parties, tout change : la répartition des salles, vos chances de croiser un ennemi ou de recevoir une récompense, le choix des trésors ou encore le boss à affronter.
Si certaines créatures ne poseront pas de soucis, d’autres se jetteront pour vous tuer. La mort ne devient pas alors un simple game over, mais une formidable enseignante. Elle vous apprendra bien des choses : un ennemi ou boss que vous avez mal anticipé, un item que vous évaluerez bon ou mauvais ou même découvrir bien plus. Par défaut, cette Faucheuse est aussi utile que désavantageuse pour vos items et votre parcours… Puisque vous les perdez et recommencez depuis le début.
Un bon point à noter est le choix de son personnage. Si on compte au début Isaac qui est -sans item avantageux excepté sa petite bombe- le martyr, d’autres personnages bibliques à débloquer (appelons-les aussi de simples enfants) sont tout aussi traumatisés par une Maman et son couteau de boucher. Si certains de ces bouts de chou possèdent un avantage, ils ont aussi leur inconvénient. Comme la douce mort vous l’enseigne, vous apprendrez à compenser les défauts et peaufiner les avantages de vos petites victimes.

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Caïn a une puissance d’attaque et une vitesse un peu plus élevées, et un item passif de chance dès le début… En dépit de ses faibles portée et santé.

Plus de détails techniques sur cette sinistre aventure.

Entre Paradis et Enfer

Les + :
-Avec la surprise de découvrir un nouvel item et la déception de notre défaite, il se crée une envie de rejouabilité pour ce jeu.
-Maman n’est que la première image de votre cauchemar.
-Un choix de personnages qui aide à jouer selon son rythme (débutant ou expert).
-Les références et clins d’œil.

Les – :
-Qui dit envie dit addiction, à modérer.
-Un item acquis n’indique pas immédiatement son effet, à vous d’expérimenter… Pour ensuite approuver ou regretter votre choix.
-Apprendre beaucoup avec ses défaites, ça ne peut pas être au goût de tout le monde.
-OST varié mais un brin répétitif.

– Goût de la mort –

Note de 8,0 ~ Exquis

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Appréciez de voir souvent votre mort stupide et vos items partir dans le néant aléatoire.

Même s’il manque des choses pour peaufiner ce jeu à la perfection, cela vaut le coup de se lancer (à noter que son extension Wrath of the Lamb donne plus de variétés et d’améliorations). Pour un jeu qui semble incomplet, je l’ai joué, pour au final arriver au nombre incroyable de 200 heures de jeu. J’ai mangé ce jeu sans m’apercevoir que, au fil des jours, j’ai succombé au péché de la gourmandise.

Les développeurs :
The Binding of Isaac a été créé par Edmund McMillen et Florian Himsl, et édité par Valve Corporation.
Edmund McMillen a développé de nombreux jeux tournant au départ sous Adobe Flash, puis qui peu à peu ont été connus sous Windows et Steam comme Super Meat Boy, Gish, Time Fcuk.
Florian Himsl est notamment connu pour avoir collaboré avec McMillen pour les jeux Coil, Triachnid et the C word.
Quelques séries de jeux de Valve Corporation : Half-Life, Team Fortress, Portal, Left 4 Dead…

« L’après » Isaac, Rebirth
Le succès de The Binding of Isaac a permis la réalisation d’un remake augmentant largement son contenu original : The Binding of Isaac : Rebirth. Le remake possède une panoplie d’items, de donjons, de personnages jouables et de boss cruels… Ce qui le rend aussi bon que du chocolat.

Définitions :
Dungeon crawl : jeu réparti sous forme de plusieurs salles reliées par une porte (ici pour The Binding of Isaac), un couloir ou un escalier. Chaque salle propose une épreuve ou une énigme à résoudre afin de rejoindre la salle suivante. La dernière pièce est souvent signe de confrontation avec un boss.
Rogue-like : jeu qui génère aléatoirement les salles chaque fois qu’une partie est recommencée. L’aléatoire peut concerner également la collecte d’items ou la génération de monstres. Le nom vient du jeu Rogue de 1980 qui a exploité ce genre.

Rédigé par VanoVaemone.

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Darksiders

Darksiders est un jeu d’action et d’aventure mélangeant des phases de hack’n’slash* et d’énigmes, le tout bien mené avec sa propre histoire. Le jeu est disponible sur PC, PS3 et Xbox360.

Univers apocalyptique

Premières secondes, première musique à l’écran-titre. Déjà on goûte quelque chose de sucré dans nos oreilles. Si on se fie bien à cette illustration du cavalier tranchant les démons entravant son chemin puis l’annonce du titre avec ce chœur religieux et ces tambours de guerre, tout cet écran de jeu n’annonce qu’une chose : anges, démons et sang, nous voilà.
Lancement de l’introduction. Surprise, la narration est en français : voix et sous-titre compris. Tout s’explique clairement sur l’univers du jeu. Le Paradis et l’Enfer passent des siècles à se tabasser. Une entité supérieure aux anges et aux démons mène l’équilibre de ce monde. Se suit ces personnages où nous nous reconnaissons : les fameux cavaliers. Puis en plus de toutes ces créatures, n’oublions pas l’humanité. On finit par l’évocation de sept sceaux, qui ne seront brisés que lorsque la guerre mêlera les anges, les démons…. et les hommes. On sent cette fois que vers ce début biblique, l’univers de Darksiders se pose et montre son originalité, car l’entité supérieure n’est pas Dieu mais ce que l’histoire appelle le Conseil Ardent, qui sont aussi les maîtres des quatre cavaliers.
Pas le temps, un autre cliché débarque dans la première cinématique. Catastrophe avec pluie de météores, ville au style « New York », fin du monde. Mais faisons le lien avec ce que a été évoqué pendant l’introduction : la fin du monde est là puisque les anges et les démons se battent à nouveau, mais les hommes ne sont pas prêts. Derrière toute cette bataille, notre héros arrive (pour une raison encore inconnue) : le cavalier Guerre… sans cheval.

Puissant devenu accusé

Pour les premières minutes de jeu, l’environnement est très directif car vous démarrez le tutoriel. Cette apocalypse, qui serait plutôt semblable à une « fin », marque le début de l’aventure avec son didacticiel. Le plus étonnant dans cet apprentissage est que l’histoire vous poussera à devenir plus faible.
La base du jeu d’action y est et elle vous est enseigné petit à petit : attaquer, se concentrer sur un ennemi, possibilité de l’achever avec un QTE et esquiver. Tandis que vous apprenez à utiliser pour la première fois votre ultime pouvoir (celui qui rend invincible et puisant pendant quelques secondes, vous savez), un cor résonnant dans les cieux décide de vous retirer votre pouvoir et les anges veulent votre peau. Tout ceci avec une cruauté gratuite. Remarquons également qu’à peine nous faisons quelques pas que les humains se déciment petit à petit.
Après avoir appris le début du tutoriel qui est juste une douce cerise, « scénaristiquement » tout est confusion. Notre héros ne comprend pas la raison de sa venue, surtout qu’il est censé être aux côtés de ses autres frères cavaliers lors de cette guerre et les anges vous portent responsable de ce conflit. Au niveau du jeu, vous êtes lancé déjà sur un boss. Et de cette fin de bataille, parce qu’un autre cor cesse votre combat, vous terminez sur votre défaite avant de commencer lentement le gâteau.


Un des premiers (et gros) démons à tâter de notre fer.

Exploration, monstres, secrets

Le vrai gâteau, où le tutoriel continue. Selon vos maîtres, le Conseil Ardent, vous êtes l’accusé : celui qui soi-disant a provoqué la guerre sans le vouloir (aussi quand vous vous appelez Guerre…). Toutefois, en tant que héros, vous connaissez votre innocence. Vous êtes alors lancé sur votre quête de la vérité. Cette rapide phase avec le Conseil Ardent continue également le tutoriel. Vous apprenez à vous servir de votre magie, soit dans ce jeu de votre Courroux. Il est utilisable pour activer des attaques au moyen d’une mini-interface, qui cette dernière vous aidera aussi à utiliser d’autres objets (exemple : potions de santé ou magie). La notion de monnaie est également évoquée, sauf que là ce sera des âmes. La meilleure monnaie pour les démons marchands.

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Vulgrim est l’un des démons qui porte un intérêt sur vous, surtout à votre porte-monnaie.

On apprend aussi à interagir avec l’environnement de diverses manières : monter sur des corniches, escalader, lancer certains objets sur vos ennemis, ouvrir porte ou coffre (de manière violente), déplacer des blocs pour pouvoir grimper… Il arrive aussi que certaines phases de combat possèdent une condition particulière, car il sera possible de quitter une salle seulement lorsque les ennemis seront vaincus.
Le genre hack’n’slash est bien présent car le chemin que vous empruntez est souvent accompagné par des démons indésirables. Si ce ne sont pas ces derniers, ce sont vos autres ennemis à plumes qui viendront. Certains coffres sont présents de manière naturelle sur votre route, d’autres demanderont une partie de cache-cache. Mais ce sera justement un des éléments qui augmentera votre durée de jeu.

Pour plus de détails, voici une fiche technique.

L’Équilibre de Darksiders

Les + :
-Un univers unique, mettant diverses créatures en avant plutôt que la « classique » humanité.
-Une adrénaline à tuer les démons ou les anges.
-L’évolution du gameplay fait gagner en intérêt. Les secrets poussent à l’exploration.
-Scénario bien mené, du début jusqu’à la fin.

Les – :
-La variété d’armes (principales) est minime, on en est réduit à utiliser l’épée (de base), la faux (si achetée) et une autre arme acquise plus tard.
-Sur toutes les énigmes, on a l’impression que beaucoup sont guidées et quelques-unes proposent de la difficulté.
-Si vous cherchez à compléter les succès du jeu, il se peut que certains soient loupés.
-L’OST qui se fait discret.
(Remarque personnelle : pour profiter de l’OST qui paraît silencieux si on règle tous les bruitages à fond, il vaudrait mieux réduire les autres sons de moitié pour prendre plaisir à entendre l’ambiance.)

Les points à améliorer :
-De l’action menée avec une pointe de RPG (ce que Darksiders II a su faire)
-Une VO possible à ajouter, juste en passant par les options.

 

– Appréciation –

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En plus d’éprouver un réel plaisir à tuer, on aime montrer que la loi c’est Guerre (et pas les démons ou les anges).
Les personnages ont su me faire rire, ils aiment s’envoyer des pics derrière leurs dialogues sérieux.
Je cherchais un univers qui mêle une absence d’humanité (physique), de véritables démons à l’apparence hideuse et une histoire qui se savoure jusqu’à la fin. C’est le délice que j’attendais et que je conseille à ceux et celles qui cherchent ce genre d’univers.

Les studios :
THQ et Vigil Games avaient continué la série Darksiders avec la suite Darksiders II. L’histoire elle-même du jeu laisse supposer que chaque Darksiders sera mené par un cavalier (et peut-être un jeu final avec l’union des quatre cavaliers). Mais THQ fait faillite en décembre 2012 (quatre mois après la sortie de Darksiders II) et vend ses studios dont Vigil Games.
Actuellement, la licence Darksiders a été rachetée par l’éditeur Nordic Games, seul le nom d’un éventuel Darksiders III est évoqué.

Certaines licences de THQ : Company of Heroes, Red Faction, Saints Row, S.T.A.L.K.E.R, Warhammer.
Vigil Games n’avait pu que, depuis sa fondation en 2006, produire les deux premiers Darksiders. Quelque temps avant la faillite, le studio prévoyait de développer avec THQ un autre Warhammer.
Quelques jeux édités par Nordic Games : Alan Wake, Arcania (ou Gothic 4), SpellForce ou le récent The Vanishing of Ethan Carter, ainsi que plusieurs licences rachetées comme Red Faction, Titan Quest, Darksiders et d’autres.

Définition :
Hack’n’slash : le hack’n’slash (ou porte-monstre-trésor en français) est un genre de jeu qui consiste à suivre ce genre de schéma. Pénétrer dans un donjon, combattre des monstres et atteindre un trésor. Le principe permet de gagner en expérience et en puissance, pour continuer ainsi de suite le même schéma avec de plus en plus de difficulté.

Rédigé par VanoVaemone.